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Billet Boursier

Un marché obscur de financement inquiète les investisseurs

Un marché obscur de financement inquiète les investisseurs

Un marché obscur de financement inquiète les investisseurs

Le marché des pensions, ou « repo market », constitue en un type d’emprunt à très court terme dont la garantie est assurée par des titres d’État, dans le cas qui nous intéresse, des obligations du trésor américain. Ainsi, dans une convention de rachat, une institution financière vend des obligations d’État pour réunir des fonds un jour donné, puis accepte de les racheter le lendemain. Or, ce rachat s’effectue à un prix plus élevé, ce qui implique un taux d’intérêt à un jour appelé « taux repo ».

De ce fait, les opérations du marché de pension permettent aux gros investisseurs, tels que les fonds communs de placement, de générer des revenus en prêtant brièvement de l’argent qui pourrait autrement rester inutilisé, et permettent aux banques et aux courtiers d’obtenir le financement nécessaire en prêtant les titres qu’ils détiennent en retour.

De plus, les accords de rachat peuvent avoir lieu entre diverses parties. La Réserve fédérale conclut des accords de rachat pour contrôler la masse monétaire et les réserves bancaires. Les institutions financières utilisent normalement ces accords pour financer l’achat de titres de créance ou d’autres investissements.

En revanche, une problématique s’est déclarée lorsque la réserve fédérale a totalement perdu le contrôle du « taux repo » le 17 septembre, alors que ledit taux à atteint les 10 %, étant normalement autour de 2%, soit le taux d’escompte bancaire. Cette hausse phénoménale s’est créée alors que les banques ne voulaient plus se prêter l’une à l’autre. De ce fait, la Réserve fédérale a dû intervenir pour injecter des liquidités.

Depuis ce moment, plusieurs acteurs du milieu se sont questionnés à savoir comment est-ce qu’un évènement de ce genre s’est produit. Actuellement, l’opinion la plus populaire au sein des analystes est que le système financier manque de réserves bancaires, soit d’argent excédentaire que les banques déposent normalement à la Réserve fédérale américaine et que la tourmente actuelle des opérations de pension est un signe que le système bancaire manque de « lousse », « lousse » dont les marchés ont besoin en temps de crise.

En somme, cela pourrait signifier que les réserves des banques, bien qu’elles atteignent actuellement 1 000 milliards de dollars, ne seraient pas suffisantes. Les partisans de ce point de vue pensent que la réserve fédérale devra peut-être recommencer à acheter des obligations pour renforcer ses réserves, selon certaines estimations, pouvant atteindre 500 milliards de dollars. Cette fois, les achats ne seraient pas comme l’assouplissement quantitatif du passé, destiné à soutenir l’ensemble de l’économie, mais servirait plus tôt simplement à donner de « l’oxygène » au système, et permettre les opérations courantes de continuer.

 

Capsule: les retracements Fibonacci

Les retracements Fibonacci sont un outil utilisé par plusieurs investisseurs boursiers. Cependant, pour les non-initiés, il peut sembler un peu absurde qu’une simple suite de chiffre présente dans la nature puisse servir d’indicateur lors d’une analyse technique. En revanche, comme dans plusieurs cas, cet outil tire son efficacité du phénomène de l’autoprophétie en bourse, dans le sens ou lorsqu’un élément est assumé comme étant fonctionnel et véridique par une grande quantité de personnes, il le devient.

Commençons la démystification de cet indicateur par sa définition. Un retracement Fibonacci est un outil utilisé dans le domaine de l’analyse technique pour faire référence principalement à des zones de support ou de résistance. Tel que l’on peut voir ci-dessous pour le titre McDonald’s (NYSE :MCD), les niveaux de retracement de Fibonacci utilisent des lignes horizontales associées à un pourcentage pour indiquer les niveaux possibles de support et de résistance. D’un point de vue d’échelle, les niveaux de retracement de Fibonacci sont de 23,6%, 38,2%, 61,8% et 78,6%. Enfin, bien que n’étant pas officiellement un ratio appartenant à la suite de Fibonacci, 50% est également utilisé.

[1]

Pour les négociateurs actifs, les retracements Fibonacci peuvent servir à établir des ordres d’entrée en position, soit d’achat ou de vente à découvert, afin de déterminer les niveaux de pertes par un « stop loss » ou pour fixer des objectifs de prix. Si on prête attention à l’exemple de McDonald’s ci-haut, selon la théorie des retracements Fibonacci, une position de vente à découvert pourrait être initiée considérant qu’on peut voir que le niveau 23.6% est une forte zone de résistance. Le « stop loss » pourrait être placé juste au-dessus du niveau 23.6%, par exemple à 196.31$, avec un objectif de profit à 188.63$, soit juste au-dessus du prochain support.

En somme, les niveaux de retracement de Fibonacci sont des prix statiques qui ne changent pas, contrairement aux moyennes mobiles. La nature statique de ces niveaux de prix permet une identification rapide et facile. Cela permet aux traders et aux investisseurs d’anticiper et de réagir avec prudence lorsque les niveaux de prix sont testés. Ces niveaux sont des points d’inflexion où un type d’action sur les prix est attendu, qu’il s’agisse d’un rejet ou d’une pause. D’ailleurs, les niveaux de Fibonacci sont valables sur tous types de produits, et même sur les indices boursiers.

[1] Image provenant de TradingView

 

De bonnes nouvelles pour Boeing

Le calvaire de l’avionneur Boeing (NYSE : BA), pourrait bientôt arriver à sa fin, alors que l’entreprise a annoncé lundi qu’elle prévoyait reprendre les livraisons de ses 737 Max immobilisés dès le mois prochain et que les compagnies aériennes pourraient être en mesure de reprendre le service commercial en janvier, ce qui ferait grimper le titre de 4.55%.

Ainsi, tel que mentionné dans un ancien billet, l’entreprise américaine était dans l’eau chaude suite à la triste histoire du 737 MAX, impliquée dans 2 écrasements en mars dernier et occasionnant une interdiction de voler à ces appareils. On se rappelle que cette histoire s’était soldée par une importante perte de revenu se chiffrant à un flux de trésorerie net négatif de 2.9 milliards et une augmentation de la dette de plus de 70% entre le début du premier trimestre et la fin de ce trimestre, soit le 3e.

Or, si on se souvient bien, d’un point de vue plus technique, les écrasements avaient été causés par une erreur de lecture d’un senseur qui a causé une erreur du système de stabilisation de l’appareil, le faisant plonger au sol. Pour corriger cela, Boeing aurait modifié le système pour inclure les données de deux capteurs et aurait modifié son logiciel dénommé MCAS.

Du côté de la Federal Aviation Administration, on a réitéré lundi que les responsables du dossier à l’interne « n’ont pas fixé de délai pour l’achèvement des travaux » et que « la FAA suit un processus minutieux pour ramener le Boeing 737 Max en service aux passagers ». Enfin, l’élément qui a fait le plus réagir les investisseurs lundi est que la FAA a terminé le test du logiciel en simulateur, la première de cinq étapes requises pour remettre l’avion en service.

En revanche, il ne faut pas oublier que Boeing doit encore tester avec des pilotes de ligne dans des simulateurs 737 Max afin d’évaluer l’incidence des alertes du poste de pilotage et d’autres facteurs sur la charge de travail du pilote. D’ailleurs, dans un rapport publié en septembre, le National Transportation Safety Board avait identifié le fait d’avoir sous-estimé l’impact de telles alertes sur les performances des pilotes comme étant une cause de l’écrasement.

Ensuite, Boeing devra effectuer un vol de certification avec des pilotes responsables et les régulateurs doivent également approuver une nouvelle formation de pilote, que l’entreprise devra faire suivre en janvier.

Finalement, même après que les avions seront pleinement autorisés à voler, les compagnies aériennes devront former les milliers de pilotes qui seront affectés aux 737 avant de prendre la direction du ciel, un processus qui peut prendre plus d’un mois.

En somme, naturellement, les dirigeants des compagnies aériennes ont déclaré s’attendre à ce que Boeing les paye pour l’impact de l’interdiction de vol des avions. C’est pourquoi Boeing a déclaré qu’une compensation d’environ 4,9 milliards de dollars sera nécessaire pour indemniser les compagnies aériennes.

Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada

 

Sources :

https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-11-08/repo-fragility-exacerbated-by-a-hot-new-corner-of-funding-market

https://www.washingtonpost.com/business/the-repo-markets-a-mess-whats-the-repo-market/2019/09/28/e8fd43b2-e1d8-11e9-be7f-4cc85017c36f_story.html

https://www.cnbc.com/2019/11/11/boeing-expects-to-resume-737-max-deliveries-in-december.html

https://daytradercanada.com/billet-boursier-apercu/reglement-dans-le-dossier-des-opioides/

https://www.investopedia.com/terms/f/fibonacciretracement.asp

https://www.investopedia.com/technical-analysis-4689657

 

Avis et déclaration:

L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement.

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