Billet Boursier

Le président américain signe une nouvelle vague de chèque d’aide

Le président américain signe une nouvelle vague de chèque d’aide

Le président américain signe une nouvelle vague de chèque d’aide

Le lundi 21 décembre 2020, le Congrès a approuvé un programme de financement consistant en un projet de loi d’aide relié à la Covid-19 de 900 milliards de dollars supplémentaire. Ceci est associé à un projet de loi de dépenses de 1,4 billion de dollars pour financer le gouvernement jusqu’en septembre prochain.

L’aide comprend des paiements de 600 $ pour les particuliers qui gagnent jusqu’à 75 000 $ par année. Les couples mariés qui font une déclaration commune et gagnent jusqu’à 150 000 $ par an recevront 1 200 $. De plus, les personnes à charge de 16 ans et moins ont droit à 600 $. Les virements devraient commencer dans la semaine suivant la signature de la loi.

Cet événement très attendu par plusieurs acteurs de marchés a propulsé l’indice phare américain, le S&P500, de près de 1% à de nouveaux hauts de tous les temps.

En somme, en signant le Consolidated Appropriations Act 2021, le président Trump a publié une déclaration qui comprenait ce qui suit: « En tant que président, j’ai dit au Congrès que je voulais beaucoup moins de dépenses inutiles et plus d’argent pour le peuple américain sous la forme de chèques de 2000 dollars par adulte et 600 $ par enfant. ». De ce fait, le Sénat entamera le processus de vote dans l’objectif d’augmenter les chèques à 2 000 $. Il sera alors intéressant de surveiller si cela se concrétisera ou non.

Simulation Boursière : la meilleure manière de se familiariser en Bourse

Lorsqu’on termine une formation ou après avoir fait de nombreuses heures de recherches sur la Bourse, il paraît tout à fait normal d’avoir envie de se lancer directement dans les marchés, en rêvant d’être profitable immédiatement. Or, l’atteinte de cette profitabilité instantanée est plutôt rare. Ainsi, voilà pourquoi le simulateur semble être la meilleure façon d’apprendre en Bourse.

Dans un premier temps, plusieurs éléments se rapportant à l’investissement actif s’apprennent uniquement en l’appliquant. De ce fait, l’un des éléments majeurs du succès boursier demeure le contrôle de ses émotions. En réalité, comme M. Benjamin Graham l’a affirmé dans son excellent livre The Intelligent Investor, : « Investir ne consiste pas à battre les autres à leur jeu ». Il s’agit de vous contrôler à votre propre jeu et cela s’apprend uniquement par la simulation.

Dans un deuxième temps, un autre élément fondamental au succès en Bourse s’avère être la discipline. Malheureusement, cela ne s’apprend pas, il devient nécessaire de la bâtir nous-mêmes. Ainsi, transiger en simulation est la base de la construction de cette discipline. De ce fait, si vous négociez négligemment avec votre compte « démo », vous ferez de même avec votre compte réel. En revanche, si vous oubliez que vous transigez en « démo » et que vous transigez avec autant de sérieux que votre compte réel, alors la discipline qui reste nécessaire au succès boursier sera déjà induite en vous et vous connaîtrez sans aucun doute du succès avec votre « vrai » compte.

Dans un troisième temps, la taille de votre compte de simulation doit équivaloir à votre compte réel. Ainsi, si vous prévoyiez ouvrir un compte réel avec 1 000 dollars, entraînez-vous également avec un compte « démo » de 1 000 dollars. Ceci vous aidera énormément à vous comporter avec votre compte « démo » de la même façon qu’avec votre compte réel.

Finalement, gardez à l’esprit que votre compte « démo » doit être traité exactement comme votre compte réel, et qu’un compte « démo » rendra les erreurs normales de débutant beaucoup moins onéreuses.

Qu’est ce qu’un contrat à terme?

Tel que mentionné dans le dernier billet boursier, pour bien comprendre l’impact des contrats à terme sur les marchés, il est important de comprendre ce qu’est un contrat à terme. Dans un premier temps, un contrat à terme, en anglais « futures », est un engagement ferme entre deux parties s’engageant à acheter (ou à vendre) une quantité précise d’un bien (blé, viande, etc.) ou d’un produit financier (indices boursiers, obligations, actions ordinaires, etc.), et ce, à un prix et à une date déterminée. De plus, il est important de noter que contrairement aux options d’achat et de vente, l’exercice n’est pas optionnel. En effet, tel que présenté sur le site internet de l’autorité des marchés financiers, contrairement aux options, ces contrats obligent chaque partie à réaliser la transaction ou à verser un montant d’argent équivalent. Si, par exemple, Jean a un contrat de gré à gré pour l’achat de 100 actions de la compagnie XYZ au prix de 20 $ chacune au 17 décembre. Il est obligé d’acheter ces actions à ce prix à la date d’échéance même si la valeur réelle de l’action est moindre et que la transaction génère pour lui une perte. Ainsi, s’il avait plutôt une option d’achat, il ne serait pas obligé d’exercer son option. De ce fait, il est important de comprendre que la transaction se concrétise par la livraison du bien ou du produit financier à l’autre partie impliquée dans la transaction. Finalement, les contrats à terme sont les instruments financiers les plus transigés au monde.[1]

Historique

Dans un second temps, d’où provient la négociation de contrat à terme? La plus ancienne bourse de contrats à terme reconnue est le « Dojima Rice Exchange », établie en 1710 au Japon dans le but de négocier des contrats à terme sur le riz. Ensuite, les marchés de contrat à terme de produits de base occidentaux ont commencé à être transigés en Angleterre au 16e siècle, mais le premier marché officiel d’échanges de produits de base en Angleterre, le « London Metals and Market Exchange », n’a été établi qu’en 1877.

De l’autre côté de l’océan, les États-Unis ont créé en 1848, le « Chicago Board of Trade » (CBOT), soit la première bourse d’échange de produits de base de l’Ouest. Le CBOT a été créé à la suite des chemins de fer et du télégraphe reliant le centre du marché agricole de Chicago à New York et à d’autres villes dans l’Est des États-Unis. De plus, les premiers contrats à terme négociés aux États-Unis ont été sur le maïs. Ensuite, le blé et le soja ont suivi. Ces trois produits agricoles de base représentent encore l’essentiel des activités commerciales menées au CBOT.

Cependant, l’ importante expansion des contrats à terme s’est produite dans les années 1970. En effet, le « Chicago Mercantile Exchange (CME) » a commencé à offrir des contrats à terme standardisés en devises. Puis, le « New York Mercantile Exchange (NYMEX) » a commencé à offrir la négociation de divers contrats à terme financiers, y compris des obligations du Trésor américain et, éventuellement, des contrats à terme sur indices boursiers. De plus, le « Commodities Exchange » a fourni des contrats à terme sur l’or, l’argent et le cuivre, puis a ajouté le platine et le palladium lorsque l’or n’a plus été indexé sur le dollar américain. Finalement, l’expansion rapide des transactions sur contrats à terme financiers a entraîné la création de contrats à terme sur les indices boursiers Dow Jones et S&P500.

Enfin, il eut la création du S&P500 « e-mini » par le CME le 9 septembre 1997. Ce nouveau concept fut créé lorsque la valeur du contrat S&P500 existant est devenue trop importante pour de nombreux petits négociants. De cette façon, l’e-mini est rapidement devenu le contrat à terme sur indice boursier le plus populaire au monde. D’ailleurs, les fonds spéculatifs préfèrent souvent négocier l’e-mini au « gros » S&P500, car les contrats à terme sur le S&P500 original utilisent toujours la méthode de négociation dite « à la criée » [2] avec ses retards inhérents, par rapport au système entièrement électronique Globex pour le e-mini. En somme, le volume quotidien moyen actuel de l’e-mini est supérieur à 100 milliards de dollars, dépassant de loin le volume en dollars négociés combinés des 500 actions sous-jacentes.

De plus, après le succès de ce produit, le CME a introduit le contrat e-mini NASDAQ-100 (NQ) et le CBOT le DJI mini futures (YM). Enfin, avec le temps, de nombreux autres e-minis furent créés, tels que le « CL » pour le WTI Crude oil, le « ZN » pour le 10 Years T-Note, le « ZF » pour le 5 Years T-Note et le « GC » pour l’or. Finalement, en mai 2019, un nouveau dérivé des contrats à terme a été créé : le « micro e-mini ».

En somme, bien qu’il existe maintenant des bourses de contrats à terme standardisées dans le monde entier, les bourses américaines restent les plus largement négociées. Cela est causé en grande partie par le fait que deux des marchés les plus négociés sont le marché obligataire américain et le marché du blé.

E-minis

Dans un troisième temps, ce qui intéresse le plus les investisseurs actifs sont les contrats e-minis. Ainsi, ces contrats, comme leurs noms l’indiquent, sont des versions plus petites des contrats à terme originaux sur les indices.

Tout d’abord, il existe plusieurs avantages importants à la négociation de contrats e-minis:

  • Facilité de transiger autant à la hausse qu’à la baisse : il est aussi facile d’acheter un contrat de « emini » que de la vendre à découvert.
  • Se transige presque 24/24 : Les trois principaux contrats à terme sur indices boursiers e-mini (ES, NQ, YM) sont négociés sur la plate-forme de négociation électronique CME Globex à partir du dimanche à 18h00, jusqu’au vendredi à 17h00 Heure de l’Est. 
  • « Spread » très serrés: Il y a un volume si important de contrats négociés via le GLOBEX que la différence entre le prix offert et le prix vendeur est toujours égale à 1 « tick » ou à 0,25 point d’indice, soit le minimum.
  • Volume important : Les e-minis, en particulier le ES, se négocient avec une bonne liquidité garantissant ainsi que les négociants peuvent rapidement se positionner.
    Volatile : Les e-minis sont actifs tous les jours, ce qui permet aux négociants intraséances de nombreuses occasions de transiger.
  • Effet de levier : Les e-minis permettent de tirer avantage de la marge et de l’effet de levier. Par exemple, pour transiger un contrat du ES, il est seulement nécessaire d’avoir environ 4,000$ pour contrôler une valeur totale d’environ 140,000$.
  • Instrument de couverture : Les e-minis sont très utilisés pour faire de la couverture. Par exemple, si un portefeuille se positionne long en actions et/ou en options sur les titres du FAANG +, il est possible d’ouvrir une vente à découvert sur le NQ pour se couvrir d’un retrait temporaire des marchés ou d’une figure baissière.
    Ensuite, maintenant que nous avons abordé les avantages, il est important de comprendre la base des e-minis :

Symbole boursier :

Comme pour les actions, chaque contrat e-mini comporte un symbole boursier ou un agencement de lettres représentant le contrat spécifique. Par exemple, celui du contrat à terme e-mini sur le S&P500 est le « ES ».

Échange :

Bien que le CME ait un emplacement physique où certains contrats sont encore négociés à la criée, tous les contrats à terme standardisés sur les indices e-mini sont négociés électroniquement sur la plateforme CME Globex.

Taille du contrat

La taille du contrat est la valeur du contrat basée sur le prix du contrat à terme multiplié par un multiplicateur spécifique au contrat. Ainsi, le e-mini S&P500, par exemple, a une taille de contrat de 50$ supérieure à celle de l’indice S&P500. De cette façon, si le S&P500 se négocie à 2 791.52$, la valeur du contrat serait de 139 576 $ (50 $ x 2791.52).

Taille du « tick »

Le « tick » est la fluctuation minimale du prix autorisée pour un contrat à terme au cours d’une session de négociation. Ainsi, chaque « tick » représente un certain montant en dollars en matière de mouvement des prix. Par exemple, la plus petite fluctuation de prix pour le ES est de 0,25 point. De cette façon, chaque « tick » représente 12,50 $. Puisque la taille des « ticks » du ES est de 0,25, un point équivaudrait à quatre « ticks » (0,25 x 4 = 1) ou à une valeur de 50 $.

Mois contractuels

Un mois de contrat est le mois au cours duquel un contrat à terme expire. Tous les contrats à terme sur les indices boursiers e-mini se négocient selon ce que l’on appelle le cycle d’expiration trimestriel. Ainsi, il y a une expiration de contrat à terme en mars, en juin, en septembre et en décembre.
Finalement, les échanges fournissent une liste de spécifications pour chaque contrat à terme. Les spécifications des contrats pour les trois principaux contrats à terme sur l’indice boursier e-mini sont présentées ici-bas :

ContratSymbole boursierTaille du contratTaille du «tick»
E-mini S&P 500ES$50 X indice0.25 = $12.50
E-mini Nasdaq 100NQ$20 X indice0.25 = $5.00
E-mini DowYM$5 X indice1.00 = $5.00

En ce qui concerne les contrats à termes « micro e-minis », le principe est exactement le même. Cependant, la taille du contrat, ainsi que le montant du « tick » est réduit. Ainsi, les spécifications des contrats pour les trois principaux contrats à terme de « micro e-minis » tel qu’indiqué par le CME seront comme suit:

ContratSymbole boursierTaille du contratTaille du «tick»
Micro e-mini S&P 500MES$5 X indice0.25 = $1.25
Micro e-mini Nasdaq 100MNQ$2 X indice0.25 = $0.50
Micro e-mini DowMYM$0.50 X indice1.00 = $0.50

En conclusion, les contrats à terme sont un produit très versatile et intéressant pour tout investisseur et négociant actif averti. Toutefois, l’effet de levier n’est vraiment pas à négliger.

Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, analyste et contributeur chez DayTrader Canada

Sources :

[1] https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/
[2] La criée est un mode de cotation effectué en Bourse. Des négociateurs ou courtiers se réunissent au sein d’un même endroit, s’expriment de manière codifiée, par la voix et par des gestes, afin d’afficher les prix et réaliser des échanges, sur différents titres (actions, obligations, matières premières, etc.). Ce type de cotation se fait de plus en plus rare, informatisation des places boursières oblige. (http://financedemarche.fr/definition/criee)
https://www.investopedia.com/congress-agrees-on-second-stimulus-here-s-what-s-in-it-and-what-s-not-5093226
https://www.cnbc.com/2020/12/29/covid-stimulus-update-senate-considers-vote-on-2000-stimulus-checks.html
https://www.cnbc.com/2020/12/29/if-stimulus-checks-are-raised-to-2000-heres-how-that-may-work-.html
https://www.cnbc.com/2020/12/29/gop-pollster-luntz-trump-2000-stimulus-check-demand-is-nightmare-for-republicans.html

Avis et déclaration:

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