Billet Boursier

Le cycle électoral et la bourse : un curieux duo

Le cycle électoral et la bourse : un curieux duo

Le cycle électoral et la bourse : un curieux duo

Comprendre la théorie du cycle électoral présidentiel

L’auteur Yale Hirsch a publié la première édition de « l’Almanach des négociants en bourse » en 1967. Le guide est rapidement devenu un outil populaire pour les négociants intra séance et les gestionnaires de fonds qui l’utilisaient dans l’objectif de maximiser leurs rendements en identifiant les différentes phases du marché boursier. D’ailleurs, « L’almanach » a introduit un certain nombre de théories financières bien connu, notamment le «rallye du père Noël» en décembre,ainsi que celle qui nous intéresse aujourd’hui : la théorie du cycle électoral présidentiel.
En utilisant des données remontant à plusieurs décennies (pré 1967), l’historien de Wall Street a proposé que la première ou les deux premières années d’un mandat présidentiel coïncidaient avec une performance boursière plus faible. Selon la théorie de Hirsch, après être entré dans le bureau ovale, le président en poste tend à travailler sur ses propositions politiques les plus profondes et à se livrer aux intérêts particuliers qui l’on fait élire.
Or, à l’approche des prochaines élections, le modèle suggère que les présidents se concentreraient davantage sur le renforcement de l’économie afin d’être réélus. En conséquence, les principaux indices boursiers sont plus susceptibles de gagner en valeur. Selon la proposition faite, les résultats sont assez cohérents, quelles que soient les tendances politiques du président.

De la théorie, à la pratique

Cette théorie financière se manifeste de plusieurs manières pratiques. En 2016, Charles Schwab a analysé des données de marché remontant à 1950 et a constaté qu’en général, la troisième année de la présidence représentait des gains de marché les plus importants. Le S&P 500, l’indice boursier phare des États-Unis, a affiché les rendements moyens suivants chaque année du cycle présidentiel:

  • Année après l’élection: + 6,5%
  • Deuxième année: + 7,0%
  •  Troisième année: + 16,4%
  •  Quatrième année: + 6,6%

De plus, depuis 1950, le taux de rendement annuel moyen du S&P 500 est de 10,82%. Ainsi, bien que les chiffres ne montrent pas de baisse notable les années un et deux, comme l’avait prédit Hirsch, il semble qu’il y ait vraiment une surperformance la troisième année.
Cependant, les moyennes seules ne disent pas si une théorie a du mérite; c’est aussi une question de fiabilité d’un cycle électoral à l’autre. Entre 1950 et 2019, le marché boursier a connu des gains durant 73% des années composant l’intervalle. En revanche, au cours de la troisième année du cycle de l’élection présidentielle, le S&P 500 a connu une augmentation annuelle 88% du temps, démontrant une cohérence notable avec la théorie avancée par Hirsch. En outre, le marché a gagné 56% du temps et 64% du temps pendant les années un et deux de la présidence.
Enfin, le mandat de Donald Trump a été une exception notable à la chute boursière de la première année que la théorie prédit. Le locataire de la maison blanche a activement poursuivi un programme d’allégement fiscal des particuliers et des entreprises adoptées à la fin de 2017, alimentant un rallye qui a vu le S&P 500 augmenter de 19,4%. Sa deuxième année au pouvoir a vu l’indice plonger de 6,2%.

Conclusion

Alors, que pouvons-nous retenir de tout cela? Si certains liens clairs entre les performances du marché et les élections présidentielles sont apparus à travers le temps, les performances passées ne garantissent pas les résultats fuurs. De plus, d’autres facteurs peuvent avoir de l’influence sur les marchés tels que la psychologie des investisseurs, les taux d’intérêt et la performance de l’économie mondiale. Il est donc intéressant de considérer cela comme un élément dans notre analyse, sans toutefois baser l’entièreté de notre thèse d’investissement là-dessus. Avec les élections qui arrivent cet automne chez nos voisins du sud, et l’incertitude de la situation actuelle, il sera primordial de demeurer aux aguets.

Deuxième vague pour la guerre économique sino-américaine

La guerre économique entre les États-Unis et la Chine vient de repartir de plus belle alors que les échanges entre les deux plus grandes économies du globe semblent s’envenimer. En effet, selon Jim O’Neill , ancien président de Goldman Sachs Asset Management, avec les élections qui s’en viennent cet automne, les deux pays semblent vouloir resserrer les négociations.
D’ailleurs, cela a amplifié les inquiétudes quant à savoir si les tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Chine pourraient bientôt déborder.

Ce possible débordement s’est présenté par l’ordonnance des États-Unis à la Chine de fermer son consulat à Houston. Le porte-parole du département d’État, Morgan Ortagus, a déclaré que la directive de fermeture du consulat avait pour but de protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations privées de ses citoyens. Pékin a naturellement condamné cette décision et mis en garde contre de fermes contre-mesures. Cette contre-mesure se matérialise aujourd’hui par la révocation par le régime chinois de la licence du consulat général américain dans la ville de Chengdu, dans le sud-ouest du pays. Ces premières mesures ont plongé l’indice Phare américain, le S&P500, de -0.48%.

En ce qui concerne les possibles potentielles suites à cet échange, il est bon de savoir que les consulats de Chengdu et Houston avaient un statut comparable. D’ailleurs, Michael Hirson de Eurasia Group a déclaré à CNBC que «S’ils devaient choisir un consulat important, mais toujours secondaire comme Chengdu ou Shenyang, cela serait en accord avec le rôle que joue le consulat de Houston». Or, toujours selon M. Hirson cibler les consulats de Shanghai ou de Guangzhou « serait un cran au-dessus de Houston».

De plus, il est clair que s’ils devaient fermer le consulat de Hong Kong, ce serait alors plonger ce différend dans une phase encore plus sérieuse, considérant l’avenir de Hong Kong et de l’autonomie de celle-ci par rapport au régime communiste.

En somme, ces possibilités sont évoquées dans l’optique ou il ne serait pas surprenant que M. Trump prenne la décision de fermer d’autres consulats, en guise de représailles. Comme on dit, la balle est dans le camp américain.

Comment débuter en Bourse sans se casser la tête?

Débuter en Bourse peut sembler un véritable casse-tête pour plusieurs futurs investisseurs et négociants actifs. Ainsi, il existe différentes étapes à suivre pour que vos débuts à la Bourse se fassent sans tracas. Tout d’abord, pour ne pas se casser la tête, il est fondamental de se former. En effet, la formation permet d’apprendre les trois éléments qui font que 90% des investisseurs actifs perdent de l’argent : le contrôle des émotions, la discipline et le bon choix de titre. Bien sûr, tous ces éléments s’apprennent avec le temps et il est totalement possible d’apprendre ces notions par l’entremise d’internet. Cependant, il est important d’être prêt à passer de nombreuses semaines, voire moins, de recherches et de pratique avant d’être prêt à transiger. De cette façon, il faut percevoir la formation comme un ticket d’entrée rapide dans le milieu de la Bourse.

Dans un second temps, la formation choisie doit contenir deux volets : le volet théorique, soit la théorie derrière la négociation active profitable, ainsi que le volet pratique, soit comment appliquer cette théorie. Bien souvent, cela se présente sous deux façons : des cours en salle ou en ligne pour la théorie et des sessions d’accompagnement, du mentorat ou des sessions de négociation en direct pour le volet pratique. De cette façon, vous ne vous casserez pas la tête avec la théorie, ni pour la pratique, et si jamais vous avez des questions, vous aurez toujours quelqu’un pour y répondre.

Dans un troisième temps, lorsque l’on débute en Bourse, on peut être tenté de vouloir tout transiger en même temps. Or, cela n’est vraiment pas la bonne stratégie à adopter. Lorsque l’on débute, il est important de cibler un produit financier que l’on désire transiger, que ce soient des actions, des options, des contrats à terme, etc., et ensuite, se pratiquer le plus possible à transiger sur ce produit.

Finalement, pour débuter en Bourse sans se casser la tête, il est nécessaire de commencer à transiger sur un bon simulateur. Aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles que Interactive Brokers ou Thinkorswim, de même que certains sites internet comme Investopedia, Barchart ou Investing.com, permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience.

Alors, qu’attendez-vous pour commencer?

Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et analyste chez DayTrader Canada

Sources :

https://www.investopedia.com/terms/p/presidentialelectioncycle.asp
https://corporatefinanceinstitute.com/resources/knowledge/trading-investing/presidential-cycle/
https://www.schwab.com/resource-center/insights/content/stock-market-performance-presidential-election-years
https://www.thebalance.com/the-presidential-election-cycle-2466843
https://www.cnbc.com/2020/07/24/us-china-rhetoric-will-be-scary-through-to-election-jim-oneill-says.html
https://www.cnbc.com/2020/07/24/stocks-to-fall-as-us-china-tensions-escalate-and-tech-stocks-sell-off.html
https://www.cnbc.com/2020/07/24/china-orders-us-to-close-consulate-in-chengdu.html

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