Billet Boursier

5 erreurs à éviter pour les traders débutants

5 erreurs à éviter pour les traders débutants

5 erreurs à éviter pour les traders débutants

Devenir un bon « trader » ne se fait pas du jour au lendemain. En effet, lorsque l’on commence à transiger sur les marchés boursiers, on peut avoir plusieurs idées préconçues et habitudes qui nous poussent à faire des erreurs de débutant. De ce fait, dans ce billet, nous allons aborder 5 erreurs à éviter pour les « traders » débutants.

1. Vouloir aller trop vite

Tout d’abord, devenir un bon « trader » nécessite beaucoup de patience et de persévérance. Ainsi, la première erreur à ne pas faire est de vouloir aller trop vite. Celle-ci se réalise lorsqu’on prend la décision de ne pas commencer par se pratiquer à l’aide d’un simulateur. Aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles qu’Interactives Brokers ou thinkorswim, de même que certains sites internet comme Investopedia, Barchart ou Investing.com, permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience.

2. Penser que le « trading » est facile

Ensuite, une autre erreur à ne pas faire pour devenir un bon « trader » est de penser que le « trading » est facile et qu’il est possible de se lancer sans de bonnes connaissances. Grâce à l’avènement des plateformes d’accès direct et du courtage en ligne, devenir un négociant actif est devenu de plus en plus facile. Ainsi, monnayant seulement quelques dollars par transactions, un néophyte peut se lancer en bourse par lui-même avec quelques connaissances de base et investir ses précieux dollars. Cette facilité d’accessibilité encourage l’individu sans expériences et connaissance à s’improviser « trader ». Bien souvent, malheureusement, cela créer une mauvaise image de l’investissement boursier, car ces supposés négociants actifs perdent davantage qu’ils gagnent. De ce fait, puisque ce ne sont pas la majorité des investisseurs boursiers qui possèdent un baccalauréat en finance, une formation de base est de mise. Plusieurs notions, telles que la gestion de risque, la sélection de bons titres et la gestion de profit et de perte sont des notions complexes qui nécessitent une maîtrise complète pour devenir un investisseur profitable. D’ailleurs, saviez-vous que toutes les chances sont contre vous lorsque vous choisissez seulement un titre au hasard ou sans réelle analyse? En effet, dans une étude produite par Longboard Asset Management, faite sur le Russell 3000, soit un indice qui mesure la performance d’environ 98 % du marché des actions américaines, ils ont démontré qu’entre 1983 et 2007 18,5% ont perdu au moins 75% de leur valeur, 64% des actions ont sous-performé le Russell 3000 et seulement 25% des actions ont été responsables de tous les gains du marché. Cela démontre alors qu’un investisseur qui ne sait pas choisir son titre de façon éclairée possède de grandes chances de sous-performer. De ce fait, l’éducation, bien que possiblement considéré comme dispendieuse vous permettra de mettre toutes les chances de votre côté pour choisir le bon titre et apprendre toute la méthodologie nécessaire.

3. Tenter de trouver le titre qui fera décupler son compte

Dans un troisième temps, plusieurs investisseurs débutants cherchent le titre leur permettant de doubler, voire tripler leur capital rapidement. Puisque ce genre de titres est assez rare et que plusieurs investisseurs débutants n’ont pas les connaissances nécessaires pour les trouver, la majorité se trompe et perdent beaucoup d’argent. Ainsi, lorsque l’on investit, il est important de se concentrer sur les rendements produits, avant les montants réalisés. Par exemple, dans le cas où un négociant investit 1000$ et produit 200$ de rendement à la fin de l’année, cela représente tout de même 20%, ce qui est excellent. Autrement dit, il est fondamental de se concentrer sur le rendement produit en termes de pourcentage, plutôt que le montant réalisé. En résumé, le succès en bourse est directement relié à la persévérance, ou l’addition de petits gains, qui après plusieurs années représentent des gains substantiels.

4. Le manque de discipline

Dans un quatrième temps, un autre facteur d’échec des investisseurs autonomes est leur manque de discipline. Effectivement, le manque de discipline chez les investisseurs autonomes se décline de différentes façons. Tout d’abord, dans la méthode de choix de titre pour leur portefeuille. Peu d’investisseurs autonomes ont une méthode claire, précise et organisée pour choisir un titre qu’il achètera ou vendra à découvert dans leur portefeuille. Avoir une méthode claire est un élément fondamental, car cela permet de contrôler une partie du côté émotif et impulsif de certains individus. De plus, avoir une méthode efficace réduit le risque d’échec, car une fois établie, la méthode encadre la prise de position, la prise de profit et le plus important la prise de perte. Cela permettra alors à l’investisseur de gérer sa position de façon rationnelle.

5. Être trop confiant.

Finalement, cette erreur en est une qui s’applique plus aux « traders » d’expérience et il s’agit d’être trop confiant. Parfois, avec le temps et l’expérience, nous sommes tentés de « tourner les coins ronds » et de ne pas respecter notre plan de match à la lettre. En effet, plusieurs « traders » d’expérience se font avoir en pensant ne plus avoir besoin d’être aussi assidue qu’au départ. Cette façon de penser vous ramènera assez rapidement sur terre et sera couronnée de perte. De plus, la remise en question est un élément fondamental lorsque l’on est « trader ». Comme j’aime dire : « la Bourse est le plus grand vecteur d’humilité », puisque c’est lorsque l’on se croit invincible que nous commençons à occasionner des pertes. En effet, cela est vrai, particulièrement dans une structure de marché incertaine comme celle que nous vivons actuellement. Si, en tant que négociants actifs, nous ne remettons jamais en question notre stratégie dans le but de l’optimiser, un jour, elle ne sera plus adaptée à la structure de marché.

En somme, un jeune trader du nom de Julien nous a mentionné dans son dernier vidéo portant sur le même sujet, nous vous invitons fortement à aller le suivre, son contenu est très intéressant!

Bon trading!

La Réserve fédérale américaine teste les banques américaines en période de pandémie

Jeudi, après la fermeture des marchés, la Réserve fédérale américaine révèlera une quantité sans précédent de données et de commentaires sur les principales banques américaines, avec des conséquences potentiellement importantes sur les banques et leurs actionnaires.

En effet, son trio d’annonce comprend les tests de résistance annuels, ou « stress test » présentant comment les 34 principales banques s’en sortiraient dans un crash hypothétique. Ensuite, le second « test » en est un portant sur la présence de liquidité nécessaire au sein même de ces institutions financières pour verser des dividendes et faire des rachats d’actions. Finalement, le troisième « test » en est un nouveau portant sur la capacité des banques à gérer les prochaines étapes de la pandémie.

De ce fait, les tests de résistance des banques ont été mis en place après la crise financière de 2007-2009. La grande récession ayant laissé de nombreuses banques et institutions financières gravement sous-capitalisées a révélé leur vulnérabilité aux « krachs » de marché et aux ralentissements économiques. Par conséquent, les autorités fédérales et financières ont considérablement élargi les exigences en matière de rapport réglementaires pour se concentrer sur la conservation des réserves de capitale et les stratégies internes de gestion de capitale. Les banques devant maintenant régulièrement déterminer leur solvabilité et la documenter.

Parmi ces exigences, les principales portent sur quelques domaines clés tels que le risque de crédit, le risque de marché et le risque de liquidité. À l’aide de simulations informatiques, les crises hypothétiques sont créées en utilisant divers critères de la réserve fédérale et du fonds monétaire international (FMI).

En somme, si certaines institutions financières venaient à échouer ce test, elles pourraient créer une baisse de la confiance des investisseurs envers le secteur financier, voir occasionner une baisse des marchés.

Analyse de la semaine du 22 juin 2020

Nous sommes maintenant de retour à des niveaux de mi-juin. En effet, le S&P500 se transige encore entre d’importantes zones de support et résistances, sans réelle direction. Tel que présenté dans le graphique ci-dessous, l’indice phare des États-Unis se transige toujours en deçà de sa moyenne mobile 200 jours et de sa zone de support, autour de 3000. De ce fait, les acheteurs mènent toujours le bal.

Or, dans le cas où nous passions en dessous de cette moyenne mobile, ce support, et le support psychologique de 3000, les vendeurs pourraient revenir et nous pourrions techniquement amorcer une nouvelle descente.

En revanche, on peut également observer qu’un triangle symétrique, voir un fanion haussier serait en formation. De cette façon, si on venait à passer le haut du triangle, puis ultimement la zone de résistance de 3250, les acheteurs pourraient revenir en force et nous propulser vers de nouveaux hauts de tous les temps.

En ce qui concerne les nouvelles demandes d’assurance emploi hebdomadaires, nous en sommes toujours au même plateau. Tel que mentionné dans le billet boursier de la semaine dernière, cela n’augure rien de beau. Bien que nous n’augmentions pas, nous ne diminuions pas non plus. Cela pourrait indiquer que malgré le « déconfinement », la population ne retourne pas au travail au rythme prévu.

En somme, il sera important de surveiller les niveaux mentionnés plus haut dans les prochains jours et semaines pour établir une direction plus précise.

 

Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada

Sources :

https://www.interactivebrokers.com/fr/home.php

https://www.thinkorswim.com/t/index.html

https://www.investopedia.com/

https://www.barchart.com/

https://www.investing.com/

Manuel de cours du cours Actions 5 jours de DayTrader Canada

https://longboardfunds.com/

Koyfin.com

https://daytradercanada.com/billet-boursier/chesapeake-energy-chk-un-cas-danthologie/

https://www.investopedia.com/terms/b/bank-stress-test.asp

https://www.brookings.edu/blog/up-front/2019/07/08/understanding-the-effects-of-bank-stress-tests-a-qa/

https://www.reuters.com/article/us-usa-fed-stress-tests/new-look-u-s-bank-stress-tests-may-leave-analysts-guessing-idUSKBN23V1KS

https://ftalphaville.ft.com/2020/06/25/1593080581000/If-the-Fed-puts-its-stress-test-results-in-the-shadows–it-will-backfire/

Avis et déclaration:

L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement.

Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque.

L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité.

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